D'une période à l'autre
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1866
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| La voie romaine |
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En attente de découvertes archéologiques, la voie romaine constitue le principal vestige antique sur les deux communes. Elle traverse en vérité la Vieille-Lyre seulement. Il est étonnant que 1500 ou 2000 ans après sa construction, son tracé s'est perpétué même si le revêtement d'origine a complètement disparu. Cette voie romaine correspond en effet à la route de la Barre-en-Ouche (actuelle D833) et à la route de Guernanville (D45). Elle permettait de relier la ville antique de Lisieux et celle de Dreux.
Qu'est-ce qui nous fait dire que c'est une voie romaine ? D'une part, son tracé quasiment rectiligne. De la Barre à Guernanville, la route est totalement droite exceptés une épingle à cheveux et lors de la traversée de la Vieille-Lyre (rue Saint-Pierre). D'autre part, parce qu'elle est désignée dans quelques textes anciens comme « chemin perré », c'est-à-dire le chemin empierré. Ce genre de dénomination est typique d'une ancienne voie romaine. J'ai récemment trouvé un troisième argument. A la sortie de Guernanville, la D45 forme un coude avant de descendre dans un vallon. La route initiale, donc la voie romaine, continuait, elle, tout droit. Ce tracé, abandonné, est devenu un chemin de terre. Il porte un nom : chemin du lion. Y aurait-il eu un fauve dans la région ? Bien sûr que non. Quelle est l'explication alors ? Rappelons d'abord que le développement du réseau routier en Gaule remonte à Agrippa, le gendre de l'empereur romain Auguste. Ajoutons ensuite que ce personnage choisit de construire ce réseau à partir de la principale ville gauloise : Lyon. En d'autres termes, quoiqu'en dise le proverbe, en Gaule, tous les chemins menaient à Lyon (avant cependant de converger vers Rome). D'où cette hypothèse : à l'origine, le chemin du lion s'appelait en réalité chemin de Lyon.La Vieille-Lyre était donc traversée par une voie qui rejoignait la capitale des Gaules. Le village existait-il pour autant sous l'occupation romaine ? Les traces archéologiques sont bien maigres pour l'affirmer. Mais il serait tout de même étonnant que ce site stratégique, à la croisée d'une voie romaine et d'un fleuve (la Risle) n'ait pas intéressé les Romains. |
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Qu'est-ce qui nous fait dire que c'est une voie romaine ? D'une part, son tracé quasiment rectiligne. De la Barre à Guernanville, la route est totalement droite exceptés une épingle à cheveux et lors de la traversée de la Vieille-Lyre (rue Saint-Pierre). D'autre part, parce qu'elle est désignée dans quelques textes anciens comme « chemin perré », c'est-à-dire le chemin empierré. Ce genre de dénomination est typique d'une ancienne voie romaine. J'ai récemment trouvé un troisième argument. A la sortie de Guernanville, la D45 forme un coude avant de descendre dans un vallon. La route initiale, donc la voie romaine, continuait, elle, tout droit. Ce tracé, abandonné, est devenu un chemin de terre. Il porte un nom : chemin du lion. Y aurait-il eu un fauve dans la région ? Bien sûr que non. Quelle est l'explication alors ? Rappelons d'abord que le développement du réseau routier en Gaule remonte à Agrippa, le gendre de l'empereur romain Auguste. Ajoutons ensuite que ce personnage choisit de construire ce réseau à partir de la principale ville gauloise : Lyon. En d'autres termes, quoiqu'en dise le proverbe, en Gaule, tous les chemins menaient à Lyon (avant cependant de converger vers Rome). D'où cette hypothèse : à l'origine, le chemin du lion s'appelait en réalité chemin de Lyon.