D'une période à l'autre
Mots-clés
| Un village à l'ombre des pommiers |
|
Imaginez une commune plantée de 15 000 pommiers. C'était le cas de la Vieille-Lyre il y a près de 150 ans. Ce nombre impressionne d'autant plus qu'aujourd'hui subsiste peut-être à peine un millier de ces arbres. Combien ont été arrachés suite à une tempête et jamais remplacés ? Combien ont disparu après la conversion de prairies en champs ? Je me souviens d'un grand verger qui s'étalait de l'usine Le Boulch au château de la Bourgeraie, il y a une dizaine d'années. Aujourd'hui, ce sont des terres labourées.
Autrefois, le pommier s'étendait partout : dans les cours de fermes, dans les prairies, dans les allées, dans les haies et même dans les champs. Oui, oui dans les champs. Au milieu des blés ! Cette pratique m'étonne encore mais le regretté Paul Dorchies me l'a confirmé : sur les terres de la Bourgeraie, il devait parfois « slalomer » entre les troncs quand il labourait avec sa charrue à mancherons. C'était il y a 60 ans environ. Bien sûr on devine bien que les Lyrois n'étaient pas intéressés par le fruit en lui-même mais plutôt par le jus qu'on pouvait en tirer. Une enquête agricole du milieu du XIXe siècle constate que la Vieille-Lyre produisait en année normale 4,55 millions de litres à boire. L'importance de la main d'oeuvre agricole et la pénibilité de certaines tâches, du labourage au battage, expliquent ce nombre gigantesque. Le Lyrois avait soif ! Soif de boisson, de cidre et de calvados ! On m'a raconté que certains paysans buvaient jusqu'à 14 litres par jour. |
Les derniers commentaires
- C'est toujours aussi passionnant de regarder votre...
- Bonjour, un petit coucou du nord ou je suis actuel...
- Vous avez raison de signaler l'importance de Pierr...
- Je pense que Mr Pierre Le Boulch, (que j'ai bien c...
- Je vois bien l'entête que vous décrivez. Je l'ai p...
