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Serge Lambert se remémore la journée qui clôturait l'année scolaire : la remise des prix. Les enfants attendaient avec impatience ce moment car, non seulement ils étaient récompensés mais ils étaient mis à contribution pour l'animation. Dans la salle des fêtes de la Neuve-Lyre, prenait place le public parmi lesquels figuraient le maire et le conseil muncipal. Les musiciens de la commune et le brigadier-chef de la gendarmerie étaient aussi de la partie pour cet événement qui étrangement n'existe plus aujourd'hu.
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La grand-mère de Serge Lambert, un des lecteurs de ce site, fut de 1936 à 1966 receveuse buraliste de la Neuve-Lyre. En tant qu'auxiliaire de l'administration des Contributions Indirectes, Mme Crut cotoya les bouchers, les charcutiers, les paysans, notamment les bouilleurs de cru du pays. Serge Lambert raconte :
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Dans l’entre-deux-guerre, la Vieille-Lyre avait un club théâtral : les Amis de la Gaieté. Crée par Georges Marchand, il donnait des représentations à la salle des fêtes. Mme Jeanne Giron, une ex-Lyroise, m’a envoyé le dialogue d’une pièce Sur qui qu’ tu tires Lyre. Au programme, du rire, des bons mots, des chansons et une impertinence qu’on n’aurait pas soupçonnée pour l’époque.
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La vie d'un village est faite de personnages qui, bien qu'ils n'aient pas joué de rôle dans l'histoire avec un grand H, ont marqué les esprits de leurs contemporains. On retrouve une telle figure en la personne de Madame Chalet, sage-femme de la Vieille-Lyre. L'évocation de cette femme est aussi l'occasion de découvrir une association originale : la Mutualité Maternelle. Durant la période de l'entre-deux-guerres, la faiblesse de la natalité en France était compensée par un soin particulier accordée aux bébés.
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(extrait du livre)
La monotonie des premières années de l’occupation laisse place à partir du 6 juin 1944 à une fiévreuse agitation. Les Alliés viennent de débarquer sur les plages de Normandie si bien que la guerre s’est soudainement rapprochée de la Vieille-Lyre. Dès lors, de longs convois allemands traversent régulièrement la commune pour se rendre sur les zones de combats. Quelques-uns s’arrêtent à la ferme de la Bourgeraie où habite la famille DORCHIES. Fréquemment un officier demande la direction de Caen : « où est Kann (sic) ? ». Le père de Paul DORCHIES leur répond pour les effrayer : « Attention, à Caen, beaucoup de bombes » tout en mimant du bras et de la main les projectiles qui tombent du ciel.
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