D'une période à l'autre
Mots-clés
Chalet
Lyre
Neuve-Lyre
Normandie
Risle
Vieille
Vieille-Lyre
XVIIIe siècle
abbaye
activités
agriculture
artisans
association
bouilleur
bourg
bourvil
calvados
chemin de fer
chouannerie
cidre
cinéma
commerce
commerçants
film
gare
grande guerre
guerre
gîte rural
histoire
lieu
loisirs
mobilisation
monument
moyen âge
métiers
noms
ouvriers
photo
photos
pomme
pommier
population
receveuse
travaux
trou normand
témoignages
usine
église
étrangers
1866
Vous êtes ici:
| Artisans-commerçants d'avant guerre à la Neuve-Lyre (1/2) |
|
À la veille de la seconde guerre mondiale, la Neuve-Lyre, c’était environ soixante commerces et ateliers d’artisans. Sachant que de nombreux établissements avaient plusieurs aides, commis, employés ou ouvriers, une centaine de personnes devait vivre d’une activité commerciale ou artisanale sur la commune. Pour comparaison, les agriculteurs n’étaient que quatre (hors ouvriers agricoles).
La Neuve-Lyre a une tradition commerciale qui remonte au moins au Moyen Âge. Un parchemin mentionne un marché dès 1277. Des halles, comme celles de la Ferrière-sur-Risle, abritaient les marchands jusqu’à leur destruction dans la seconde moitié du XIXe siècle.
![]() Avec huit tenanciers (BARADUC, COESNON, LAMANDÉ, DOREL, MOREAU, VÉRET, LETORT, BOUGERIE), le café était le commerce le plus répandu avant-guerre. Leur densité était telle que dans la rue d’Alençon, deux d’entre eux se trouvaient installés l’un à côté de l’autre. Les Lyrois pouvaient faire leurs courses dans une des quatre épiceries (COESNON, JUMEAU, MOREAU, Mlles PLASSE et CHAMPIED). Ils y achetait en vrac le sel, le sucre, le café ou les légumes secs. L’épicier les versait dans un sachet qu’il pesait ensuite sur les plateaux de sa balance Roberval. Le compte était griffonné sur un papier. À noter que les épiciers exerçaient souvent plusieurs activités. Ainsi dans le bas de Lyre, MOREAU était également cafetier, mercier et enfin marchand de faïences et cristal. En somme, il exerçait quatre métiers. Un autre commerçant de la Neuve-Lyre se distinguait par sa pluri-activité : Prosper BASTIEN. Il vendait des journaux (il occupait d’ailleurs l’ancienne maison de la presse) mais aussi des parapluies, des articles de mercerie, des chapeaux et des chaussures. Plus surprenant, le village comptait quatre cordonniers (GONDOUIN, LEGUET, VALENTIN, MAROLLES). Au cours d’un entretien, Yolande DROUET m’expliqua qu’autrefois, on ne jetait pas les souliers usés ou béants ; on les faisait réparer.
Parmi les autres activités de base, citons deux boulangeries-pâtisseries (FILLEUL, HAYE), deux boucheries (LEMOINE, GUÉROULT), trois marchands de fruits et légumes (ANTONY, MARIE, JUMEAU), un pharmacien (COURTOIS). On trouvait aussi à la Neuve-Lyre des métiers plus originaux ou plus rares : deux blanchisseuses (THOUIN, IMBACH), un brocanteur (TURGIS), un marchand de bas et chaussettes (SCHECK), deux grainetiers (LEGAL qui vendait aussi du charbon, LÉCUYER). Mme CARRÉ était la couturière du bourg. Les voyageurs pouvaient s’arrêter à l’Hôtel du Chemin de Fer de M. BARADUC, chez Mme DOREL ou à l’Hôtel du Cheval Blanc. |
Les derniers commentaires
- C'est toujours aussi passionnant de regarder votre...
- Bonjour, un petit coucou du nord ou je suis actuel...
- Vous avez raison de signaler l'importance de Pierr...
- Je pense que Mr Pierre Le Boulch, (que j'ai bien c...
- Je vois bien l'entête que vous décrivez. Je l'ai p...

Commentaires
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.