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A ma connaissance, ils sont au nombre de quatre, la moitié pour chaque commune : les frères Masson, Nicolas de Lyre et Emile Bourgeois. Seul ce dernier a sa mémoire perpétuée grâce au nom d'une place.
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La Vieille-Lyre ne peut pas s'enorgueillir de nombreuses personnalités locales qui sont devenues des célébrités nationales. François Masson fait partie de ces destins rares. Napoléon lui accrocha de ses propres mains la Légion d'Honneur en 1806. Contrairement à ce qu'on pourrait attendre, Masson ne s'est pas illustré sur les champs de bataille. Armé d'un burin au lieu d'une baïonnette, il contribua à l'immortalité de ses contemporains en les sculptant.
François Masson, né à la fin de l'année 1745, était le fils d'un ouvrier de la Vieille-Lyre, qui travaillait à la grosse forge de Trisay. Malgré cette origine modeste, il a réussi une carrière étonnante (comme d'ailleurs son frère Louis) puisqu'il est devenu l'un des sculpteurs officiels de Napoléon. De fils de forgeron à artiste de l'Empire, la marche est sacrément haute. Comment expliquer une telle ascension ? D'abord, il fallait nécessairement du talent. François Masson a montré dès l'adolescence des dons pour le dessin. Des dons qu'un moine de l'abbaye de Lyre a sûrement contribué à développer en enseignant au jeune homme. Mais le talent ne suffisait pas pour réussir, il fallait être appuyé par d'influents protecteurs. Le Lyrois a eu ce coup de pouce par le soutien d'une famille de la région, encore bien connue aujourd'hui : les de Broglie. Grâce à eux, il fut introduit dans le grand monde.
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